●mégane
●15 ans
●marseille
●amoureusee
●Willy ❤
❤
J'ai couru, qu'est-ce que j'ai pu courir. Des heures, des mois, des années, des siècles. Le long de se couloir interminable, cloîtrée entre 4 murs j'ai erré pour trouver une sortie, un but, une raison, la réponse. La soif c'est faite de plus en plus forte. En étreignant des ombres. Je me suis perdue, noyée 100 fois. J'ai lâché prise, sauté dans le vide. J'attends toujours la chute, le contact violant avec le sol, le bonheur dans la douleur de l'écrasement, le soulagement dans un dernier souffle, puis monter, monter tout là haut, m'en sortir. La chute ne vient pas, j'y crois, je sens que j'y arrive, je m'y attends toujours à ce violent contact libérateur qui ne vient finalement pas... Je m'arrête à différents paliers, je tourne la tête et me dis que ça n'était pas si pire avant. Mon esprit s'évertue à créer, imaginer : le jamais, le toujours, le peut-être... La peur d'une absence, la peur de me laisser mourir à trop rêver, alors je me retourne et me dis que tout n'était pas si pire avant. Le demain ressemblera peut-être à avant. Je reviendrais en arrière de cette même sorte et étrange manière, la fin de tous les jours qui se prénomme toujours, je ne me retournerais plus toujours, je m'arrêterais pour toujours, le temps s'arrêtera à jamais et je heurterais mon esprit à ton doux mensonge. Je fermerais les yeux consciemment, justes par simplicité et nécessité. Je te retrouverais là. A jamais tienne. Dans mon monde, une protection, mon addiction, les pieds sur des nuages bien solides. La vraie vie m'en merde. Ça n' me tuera pas encore une fois. Ne me rattrape pas, ne me sors pas de cette imagination, tu me remettrais au plus bas, la bulle protectrice : la solution unique à l'équation, je ne meurs pas ou presque je suis seulement anesthésiée.